NOS PROJETS

 

2.1 le Projet de Santé

 

Les centres de santé exercent leurs activités dans le cadre légal et réglementaire du Code de la santé publique (Art. L 6323-1), dont l’Arrêté du 30 juillet 2010 relatif au projet de santé et règlement intérieur définit en son Article II :

 

 « Le projet de santé est arrêté par le gestionnaire du centre de santé qui associe l'ensemble des professionnels du centre et le porte à la connaissance du directeur général de l'agence régionale de santé, lors de l'ouverture du centre et lorsqu'il fait l'objet de modifications portant notamment sur son activité, son implantation ou son gestionnaire. Le directeur général de l'agence régionale de santé en accuse réception. »

 

Il décrit les objectifs et l'organisation de la Fondation et témoigne d’un exercice coordonné entre tous les professionnels de santé de la structure. Ce rapport justifie l'appelation "Centre de santé" auprès de l'Agence Régionale de Santé (ARS).

Après un diagnostic des besoins du territoire, le projet de santé va indiquer les missions portées par la structure.

Le projet de santé précise le projet professionnel de la Fondation en présentant son management, l'organisation des professionnels et les dispositifs d'information. Le second volet s'intéresse à la prise en charge des patients en explicitant l'accès aux soins, leur continuité, la coopération des soignants et l'évolution de l'offre de soins.

 

Ce projet est en cours de réactualisation cette année 2017, il sera approuvé par le Conseil d’administration puis remis à l’ensemble des acteurs concernés : au Directeur Général de l’ARS AURA, au comité d’entreprise, aux salariés.

La Commission des praticiens participe à la conception du Projet de Santé ainsi qu’à d’autres missions répondant d’abord aux conditions d’exercice des 3 centres de santé autorisés par l’ARS AURA, pour les activités médicales, dentaires et de soins infirmiers puis intégrant les autres activités complémentaires de la Fondation : Imagerie, SSIAD, Spasad, Handiconsult 69.

 

Elle réunit un administrateur médecin (désigné par le Président), un représentant de chaque spécialité médicale ; la  présence des directions  se fait sur invitation de l'équipe médicale ou sur leur propre sollicitation.

 

2.2 De nouvelles activités

En 2016 nous avons été désigné par l’ARS pour mettre en œuvre un dispositif d’accès aux soins somatiques aux personnes handicapées en situation d’échec de soins, que nous avons dénommé Handiconsult 69, en relation avec les dispositifs existants déjà dans le cadre du cahier des charges national du ministère de la Santé.

Celui-ci fonctionne maintenant à plein régime et son activité est consultable sur notre site Handiconsult69.fr

En 2017, notre projet de « Service polyvalent d’aide et de soins à domicile, SPASAD »  en partenariat avec l’association Maxi Aide Grand Lyon, a été retenu par le Métropole de Lyon et l’ARS AURA, suite à l’appel à candidatures « Expérimentations de services polyvalents d’aide et de soins à domicile SPASAD » publié le 28 juillet 2016 .

L’expérimentation se déroule sur le secteur géographique du SSIAD Sévigné de la Fondation (Lyon 3° et 7°), le public visé correspond aux usagers communs des prestations de soins infirmiers et d’aide à domicile des deux partenaires, résidant dans le territoire d’intervention. Il s’agit majoritairement de personnes âgées, en situation de perte d’autonomie et personnes affectées de maladies chroniques.

 

Pour les usagers, nécessitant à la fois de soins infirmiers et d’aide et accompagnement à domicile, l’objectif des partenaires est de leur offrir un accès simplifié à ces prestations sous forme d’un guichet unique  et d’un interlocuteur référent unique capable d’avoir à tout moment une vision globale de leurs besoins, de les anticiper et de développer une approche préventive des risques de dégradation et de perte d’autonomie.

Pour les autres professionnels intervenant auprès de l’usager, c’est la certitude de trouver auprès des partenaires du SPASAD un relais qui permet de les alerter, de préparer leurs interventions,  de s’assurer que leur prescriptions sont comprises et réalisées mais aussi d’assurer une continuité de soins et d’intervention.

Pour les deux structures partenaires, c’est la possibilité d’une plus grande efficacité du service rendu à l’usager et d’une meilleure efficience des moyens mis en œuvre grâce à une meilleure coordination.

Pour les autorités responsables des autorisations, un tel partenariat est un maillon indispensable de la chaîne de soins, d’aide et d’accompagnement du territoire et du parcours de l’usager au sein de celle-ci. Il permet de s’assurer de la continuité des soins et prestations sans rupture.